VOS BREVES, LES BREVES DES LECTEURS

Durant la période du 25 Septembre au 08 Octobre dernier, à travers l'article raconte-moi une brève, écris-moi une quotidienne, je vous mettais au défi de me faire parvenir vos textes que je publierais après lecture et sélection. Ce qui n'a malheureusement pas été le cas, ce à cause de quelques petits soucis de santé qui m'ont rendu indisponible. Je tiens à m'excuser auprès de toutes ces personnes qui ont bien voulu m'écrire. Je vais mieux aujourd'hui et je veux, enfin, partager, avec vous tous, les brèves que j'ai reçues. Merci encore. 

BRÈVE n°1 de T.L.M-J. (À pied)

J'étais encore étudiante à l'université de cocody et il devait être midi, par là. Il faisait terriblement chaud et nous nous rendions du côté de la poste du campus lorqu'une voiture nous dépasse et gare. Le conducteur du véhicule, un homme descend en parlant au téléphone et en fixant une cabine située en face de la poste "noooonn je dis je ne suis pas encore arrivé, je suis dans la circulation. Donc tu es à treichville actuellement quoi ? Tu es sûre? noonnn je n'ai pas dit que je voulais parler à ta tante je demande si tu es sûre d'être à treichville c'est tout !!! "
Mon groupe d'amies et moi en bonnes affairées que nous sommes, nous arrêtons donc dans les parages pour suivre le film qu'on imaginait qu'il se tournerait dans pas longtemps, au cas où vous pas encore saisi, le type, avait rendez-vous avec "sa doubehi*" qui voulant "le placer*" l'a appelé pour lui lancer un gros "flôcô*" du style "je suis en train de faire les courses avec ma tante". Elle avait oublié qu'on est plus à l'air du téléphone fixe et ne pouvait nullement se douter que le monsieur se trouverait de l'autre côté de la route, c'est-à-dire en face d'elle.
Le monsieur traverse donc la voie et l'instant d'après, on entend "kpiaa!!rekpiaa" une paire de gifles qu'il venait de donner à la jeune fille. La gérante de cabine, elle, s'empresse de reprendre son téléphone des mains de la fille en disant "pardon faut pas casser mon téléphone et puis quand tu vas finir de pleurer là, n'oublie pas que tu me dois 500frcs hein ! hum".

- sa doubehi* = sa petite go, sa maitresse....
- le placer*= lui donner un faux rendez-vous, lui poser un lapin
- un floco* = un mensonge


BRÈVE n°2 de C.S. (Dans le woro-woro et à pied)

Dans le woro-woro, mon voisin a mis le volume de la musique à fond, sur son téléphone.
Moi : monsieur svp, est-ce que vs pouvez diminuer un peu votre musique?
Lui : pourquoi ?
Moi : c'est géant ;
Lui : moi ça ne me gène pas ;
Moi : mais c'est un transport en commun ?
Lui : et après ?

J'étais sous le choc. Je descends du woro-woro et je poursuis ma route à pied, quand un vieil homme (de nationalité burkinabé) sur son "babanicongo*" avance jusqu'à mon niveau et marmonne quelque chose:

Lui : fdioipjf^zp$
Moi : Pardon
Puis rebelotte je n'entends toujours pas jusqu'à la troisième fois ;
Lui : viens monter sur mon vélo je vais te pousser un bon ; c'est pas même chose que voiture heun mais s'est pas mauvais ;
Moi : (sous le choc) non merci monsieur .
Après, quand il s'est éloigné j'ai pouffé de rire on aura tout vu à abidjan ici :"stop sur vélo".

- babanico* = vélo

BRÈVE n°3 de R.N. (À pied)

Dans les rues de Paris, je rencontre un congolais. Moi j'attends une voiture et lui quelqu'un. Pour passer le temps, on se met à causer. Là, un blanc débarque, nous salue et demande une pièce (d'argent). Je n'avais que ma carte bancaire, le congolais lui disait ne pas avoir d'argent. Dès que "le whitie*" tourne le dos mon congolais lance: "une pièce, une pièce! moi je viens ici pour chercher pièce, de te donner ça encore?? hayaa!! "

- whitie* = blanc

Merci encore pour vos textes, à tous les autres lecteurs vous pouvez toujours me faire parvenir vos brèves ou quotidiennes, que je n'hésiterais pas à publier.